Tous, tous, tous

Y’m’disaient tous
T’es la plus douce
C’est toi la plus belle
Y’m’disaient que
Je s’rais leur étoile
Vent dans leur voiles
Qu’i’ m’feraient jamais mal
Promesses qui naissent
Et disparaissent

Tous m’ont offert
Des croix d’bois, de fer
Des paradis d’enfer
Des espoirs
A fendre les poires
Des noeuds dans leur mouchoirs
C’était toujours sans plus
Promesses qui naissent
Et disparaissent

Alors passe ! passe!
Le temps qui les pousse ! pousse!
Dans l’oubli tous, tous, tous

Passe ! Passe!
le temps qui les pousse ! Pousse!
Dans l’oubli tous, tous, tous...

Comme ils chuchotaient
D’m’adorer sans cesse
D’m’entourer de caresses
Qui sentent bon
L’envie, l’ivresse
Comme le thé dans leur tasse
C’était souvent hélas
Promesses qui naissent
Et disparaissent

Y’m’faisaient corps
Et j’disais “ encore ”
Pas l’ombre d’une ombre
Ils racontaient
Des rêves de braise
Mais phrases trop brèves
Qui étaient souvent hélas
Prommesses qui naissent
Et disparaissent

Alors passe ! passe!
Le temps qui les pousse ! pousse!
Dans l’oubli tous, tous, tous

Ils laissent des traces
Et quand j’y pense
Ils reviennent tous, tous, tous

...Tous, tous, (…)..

(Jean-François Kogane)